Extrait d'une méditation de Charles Spurgeon
« S’il existe une consolation quelque part, elle est à
rechercher de toute évidence dans la douce présence du Crucifié.
Les personnes en dépression boivent à petites gorgées au bol du
chagrin, mais lui y a bu d’un trait, jusqu’à la dernière
goutte.
Quelle que soit la profondeur de votre dépression, les bras
de l’Éternel seront plus bas que vous ne l’êtes. »
"Jette ton pain à la surface des eaux, car avec le temps tu le retrouveras" (Ecclésiaste 11:1)
mercredi 21 août 2019
mercredi 24 juillet 2019
Les sentiers de la mer.
Psaume 8.9
« Les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. »
A 19 ans, en 1825, Matthew Fontaine Maury devient officier de marine. Mais à 33 ans, un accident lui brise la hanche et met fin à son service actif en mer. Souffrant dans son lit, il demande à l’une de ses filles de lui lire la Bible. C’était un chrétien qui aimait la Parole de Dieu…. Elle lut le Psaume 8. Au verset 9, il répéta « Les sentiers de la mer, les sentiers de la mer, si Dieu dit les sentiers de la mer, ils sont là et si jamais je sors de ce lit, je les trouverai ! »
Partiellement handicapé, il est affecté en 1841 dans un service d’archives de la Marine. Exploitant les documents de bord des navires désarmés, il établit des cartes marines avec la direction et la force moyenne des vents durant l’année. Dès qu’il fut assez fort pour se déplacer, il commença des sondages en haute mer pour chercher et étudier les courant océaniques : ces fameux sentiers de la mer du Psaume 8 !
En 1847, Matthew publie un recueil d’instructions nautiques. Les premiers utilisateurs réaliseront des traversées record sur leur temps de navigation ! Pionner de l’hydrographie marine, il écrit en 1855 le premier ouvrage sur les courants marins. Il continuera une brillante carrière d’océanographe.
Ériges en 1923 et 1929, deux monuments en Virginie rappellent ses travaux et sa confiance dans l’exactitude la Bible...
Auteur : Dominique Moreau
Paru le 21/07/2019 dans le calendrier Méditations Quotidiennes (Ed. CAEF)
Egalement sur : wikipedia
dimanche 14 juillet 2019
Les barbelés de la haine
Une réflexion parue dans le calendrier Trésors Cachés :
Le 14 juillet 2016 a eu lieu à Nice une attaque terroriste sur la promenade des Anglais : 86 morts et 548 blessés.
Un prêtre de Nice consulté par une personne qui a perdu un proche lui a répondu : " La haine, vouloir nuire aux autres, se venger, c'est s'entourer de fils barbelés qui se resserrent toujours plus ; et c'est à nous en premier qu'ils font mal, qu'ils blessent".
site : MSD - Trésors cachés
Le 14 juillet 2016 a eu lieu à Nice une attaque terroriste sur la promenade des Anglais : 86 morts et 548 blessés.
Un prêtre de Nice consulté par une personne qui a perdu un proche lui a répondu : " La haine, vouloir nuire aux autres, se venger, c'est s'entourer de fils barbelés qui se resserrent toujours plus ; et c'est à nous en premier qu'ils font mal, qu'ils blessent".
site : MSD - Trésors cachés
lundi 20 mai 2019
lundi 6 mai 2019
Interview de Christophe Argaud, directeur de la Maison de la Bible
à retrouver sur : www.essentielradio.com
(durée : 22 minutes)
À l'occasion de la Journée Mondiale du livre et du droit d'auteur, Sophie et Lauryane reçoivent Christophe Argaud, directeur de La Maison de la Bible. L'occasion idéale pour se mettre à la page sur l'industrie livresque et sur le best-seller de tous les temps !
Comment expliquer son succès ? Que dire à propos de sa fiabilité ? Par où commencer si l'on souhaite la découvrir ?
Réponse dans cette nouvelle émission de l'ActuParles.
l'interview : ici
(durée : 22 minutes)
À l'occasion de la Journée Mondiale du livre et du droit d'auteur, Sophie et Lauryane reçoivent Christophe Argaud, directeur de La Maison de la Bible. L'occasion idéale pour se mettre à la page sur l'industrie livresque et sur le best-seller de tous les temps !
Comment expliquer son succès ? Que dire à propos de sa fiabilité ? Par où commencer si l'on souhaite la découvrir ?
Réponse dans cette nouvelle émission de l'ActuParles.
l'interview : ici
vendredi 26 avril 2019
Comédie musicale

La Bible pour tous vous recommande la comédie musicale " Plus fort que la mort", réalisée par FRENCH GOSPEL.
3 représentations:
vendredi 3 mai 2019 à 20h
samedi 4 mai à 18h
dimanche 5 mai à 15 h
à l'Eglise du Plein Evangile de Douai, 420 rue Léo Lagrange.
L'entrée est GRATUITE alors n'hésitez pas à en profiter pour inviter vos
proches et vos amis afin qu'ils puissent voir ce magnifique témoignage
de l'Evangile.
vendredi 12 avril 2019
Dimanche 14 avril à 16 h : Ciné-débat
La Bible pour tous vous invite à une séance de ciné-débat :
sur le film "Jésus l'enquête"
dimanche 14 avril à 16 h
au Cinéma Majestic
600 bd de la République à Douai.
tarif : 6 €
(4€90 pour les moins de 14 ans)
La projection sera suivie de témoignages et d'un débat.
Un film de : Jon Gunn
Avec Mike Vogel, Erika Christensen, Faye Dunaway, Frankie Faison
Avec Mike Vogel, Erika Christensen, Faye Dunaway, Frankie Faison
Sortie le : 28/02/2018
Lee Strobel,
journaliste d'investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, est
confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin
de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec
l'ambition de prouver que celui-ci n'est jamais ressuscité...
D’après le best-seller mondial, tiré de l’histoire vraie de Lee Strobel.
vendredi 15 mars 2019
Si cela t’intéresse de vivre une vie sans crainte
Une citation de David Wilkerson :
"Si cela t’intéresse de vivre une vie sans crainte, Jean dit que c’est possible. En effet, il existe un amour parfait qui bannit toute crainte, et voilà le premier
pas à faire :
“Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés,
nous devons aussi nous aimer les uns les autres”"
1ère épître de Jean, chapitre 4, verset 11 (lisez ce beau chapitre ici)
vous pouvez retrouver d'autres méditations de David Wilkerson sur ce blog.
ou accompagner votre lecture quotidienne de la Bible par un des livres de cet auteur tel que celui-ci "Jour après jour, Dieu est fidèle" en vente à la librairie CLC de Lille.
mercredi 20 février 2019
Pour le prix d’un café !
Pour le prix d’un café !
Jérémie 15.16« Dès que j’ai trouvé tes paroles, je les ai dévorées. Elles ont fait ma joie et mon bonheur… »
Lecture proposée : Psaume 119, versets 89 à 96.
Pendant de longs siècles, posséder une Bible complète était un privilège rare. Avant l’imprimerie, la Bible se présentait sous forme de manuscrits réalisés à partir de peaux de mouton. Il fallait compter environ une année pour la copier intégralement. Ainsi 210 peaux ont été nécessaires pour une Bible tourangelle du 9ème siècle… Seuls de très riches personnages pouvaient l’acquérir. À partir du 13ème siècle, l’utilisation de parchemins plus fins permet d’en réduire un peu le coût. La Bible fut le premier livre imprimé au monde grâce à Gutenberg en 1455. Un exemplaire coûtait alors 50 florins, l’équivalent de 50 bœufs… Ce n’était pas à la portée de toutes les bourses ! Au 16ème siècle un Nouveau Testament représentait le salaire mensuel d’un artisan. Jusqu’au début du 19ème siècle l’achat d’une Bible correspondait à 5 journées de travail. Puis, avec la création des Sociétés bibliques et la diffusion de masse, les prix descendront pour représenter le salaire moyen de 4 heures de travail en 1950. Aujourd’hui la Société biblique de Genève propose la Bible complète pour 1,90 €, le prix d’un café !
Dès les premiers siècles ce livre a été considéré par les chrétiens comme Parole de Dieu, Dieu se révélant aux hommes. Son message est intemporel et s’adresse à chacun de nous. Longtemps inaccessible, il est à présent à la portée de tous. Puisse-t-il faire aussi la joie de nos cœurs !
Bernard Grebille
Calendriers Vivre Aujourd'hui - 17 février 2019
source : Editions CAEF
samedi 23 décembre 2017
Tout simplement parce que le soleil se lève le matin
Marie-Thérèse nous partage un extrait d'une interview de Jean d'Ormesson, parue dans "Le Matin Dimanche" du 15 juin 2014 et repris dans "Christianisme Aujourd'hui" ce mois-ci.
Je dirais que si je crois en Dieu, ou si j’espère en Dieu,
c’est tout simplement parce que le soleil se lève le matin.
Dieu paraît alors bien plus vraisemblable que son absence.
J’ai beaucoup d’admiration pour les athées. Je me demande
comment ils font pour vivre. S’il n’y a pas de Dieu, le monde
est absurde.
Bien sûr, il reste toujours la question insoluble du mal et
de la souffrance. S’il y a un Dieu, est-ce qu’Il
accepte cette souffrance? Est-ce qu’Il l’organise? C’est
inexplicable.
La seule chose que l’on peut se dire, c’est que des plans
de Dieu nous échappent.
Il faut accepter l’idée que Dieu sait mieux que nous ce
qui est bien, avoir confiance.
vendredi 8 décembre 2017
Tout vu, tout entendu !
Matthieu
12.36 Jésus dit "au jour du jugement, les hommes rendront
compte de toute parole vaine qu'ils auront proférée."
Notre
société est bien au courant des nombreux instruments très
perfectionnés qui font qu'il n'y a, en quelque sorte, plus de
secret. Tout peut être vu, tout peut être entendu. La vision par
rayons X, les appareils qui entendent et enregistrent peuvent faire
peur aux malfaiteurs. Et tant mieux!
En
1969, quand Amstrong quitta l'habitacle et marcha sur la lune, les
techniciens pouvaient entendre les battements de son cœur! Ainsi
peut-on contrôler le passage des frontières et découvrir des
terroristes armés. Les paroles chuchotées au téléphone peuvent
être réentendues, etc.
La
Bible nous informe qu'au jour du jugement dernier, tout le mal qu'on
a commis et dit pourra être mis en lumière, Jésus a parlé des
paroles vaines. Tout : blasphèmes, saletés, paroles et actes dont
on a honte, nous aurons tous à y être confrontés.
En
même temps, les petits gestes charitables, comme un verre d'eau
offert à un assoiffé, seront rappelés et récompensés. Le
Seigneur l'a dit (Matthieu 10.42). Voilà ce qui nous réconforte.
Cependant,
le salut éternel ne dépendra pas de ce que nous aurons fait ou dit,
mais de ce que nous aurons cru. Celui qui croit en Jésus et en celui
qui l'a envoyé, ne vient pas en jugement, mais il est passé de
la mort à la vie.
Lecteur,
c'est là, la Bonne Nouvelle de Christ!
Pierre Wheeler. (https://wheelerpierre.blogspot.fr/)
Lecture
proposée : Jean 5.21-27
(version Segond)
"21 Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie,
ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. 22 Le Père ne juge
personne, mais il a remis tout jugement au Fils, 23 afin que tous
honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas
le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. 24 En vérité, en
vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit
à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en
jugement, mais il est passé de la mort à la vie. 25 En vérité,
en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue,
où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui
l'auront entendue vivront. 26 Car, comme le Père a la vie en
lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. 27
Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de
l'homme. "
Paru dans le Calendrier Méditations Quotidiennes (Editions CAEF) le vendredi 8 décembre 2017.
lundi 4 décembre 2017
Expo-Luther
L’exposition
LUTHER du Pasteur Pierre Wheeler aura lieu
du 10 au 17 décembre
au 17 rue Aristide Briand à Arras avec :
Le
10 décembre à 15h30 une présentation de l’exposition par Pierre Wheeler,
du lundi 11 au vendredi 15 décembre de 17h30 à 19h30
et les samedi 16 et dimanche 17 décembre de 15h à 17h.
Vous pouvez retrouver sur le blog de Pierre Wheeler
les photos des différents tableaux,
prises lors du dernier congrès CAEF, le 6 mai 2017.
jeudi 23 novembre 2017
Chine. - « Saintes habitudes » La prière d’un paysan
Lors de la dernière réunion de prières inter-églises de l'Artois,
le pasteur Paul Mears de l'Eglise Baptiste du Flambeau
à Saint-Laurent-Blangy
nous a partagé l'histoire de Monsieur Lo, paysan chinois.
En voici le texte complet,
paru dans Portes Ouvertes n° 306 de janvier 2002 :
(nous n'avons pas retrouvé le document sur le site de Portes Ouvertes mais sur : http://coeurnet.org)paru dans Portes Ouvertes n° 306 de janvier 2002 :
Debout, la main étendue,
faites lentement un tour complet sur
vous-même
en priant pour tout ce que vous voyez entre vos doigts.
C’est la méthode qu’employait un paysan à demi illettré
du Jiangsu, Monsieur Lo. Chaque soir, il montait sur la digue de
terre qui bordait son champ. Sa houe sur l’épaule il étendait un
bras devant lui, écartait les doigts et se mettait à tourner.
C’était un spectacle peu banal que cet homme nu-pieds, vêtu d’un
pantalon brun remonté jusqu’aux genoux et d’une chemise beige
sale, en train de pivoter lentement sur lui-même tout en gardant son
bras rigidement tendu devant lui. Ses voisins pensèrent d’abord
qu’il se livrait à quelque exercice de qigong, mais un groupe de
jeunes garçons se mirent à l’observer discrètement, chaque soir
d’un peu plus près, et remarquèrent qu’il priait à haute voix,
pour tout ce qu’il apercevait entre ses doigts.
Il voyait le champ du voisin et disait : « Seigneur, bénis
mon voisin et donne-lui une bonne récolte ». Il avisait le
buffle d’un ami et disait : « Seigneur, garde cette bête en bonne
santé : tu sais comme elle est importante pour mon ami. », Il
distinguait au loin les nuages de poussière qui surgissaient dans la
carrière et disait : « Seigneur, protège ceux qui travaillent
là-bas avec toute cette dynamite. Que chaque pierre sortie de ta
terre serve à donner abri et logement ». Il tournait encore un peu
et se trouvait face aux vitres cassées de la verrerie. « Seigneur,
protège toutes les ouvrières de l’usine et fais qu’elles te
découvrent tout en travaillant. » Tout ce qu’il voyait dans la
direction de sa main était l’objet d’une prière, qu’il
s’agisse des occupants d’une maison, du propriétaire d’un
champ ou d’un animal, ou même d’arbres et de digues, pour que
les premiers fleurissent et que tous deux restent solides.
M. Lo était le seul chrétien de la région et ses voisins
furent touchés d’apprendre qu’il priait pour eux. Mais comme il
était un peu simple d’esprit ils pensèrent qu’il avait un petit
grain de folie aussi. Puis, un jour, M. Lo mourut subitement d’une
crise cardiaque, à 51 ans seulement. Il n’avait pas de famille.
Les choses se mirent à aller mal dans la région. Une
explosion tua quatre hommes dans la carrière. Une jeune femme perdit
un bras dans une machine à la verrerie. Le buffle d’un paysan
s’emballa et détruisit sur son passage des murs d’irrigation
importants, causant la perte de précieuses récoltes. Il se
produisit au total tant de malheurs que tous les villageois se
réunirent et se dirent : « Ces misères nous arrivent parce que Lo
n’est plus là pour prier pour nous. Nous savons par nos enfants
que tant qu’il priait, il n’arrivait de mal à personne et les
récoltes étaient abondantes. Ils discutèrent jusque tard dans la
nuit et décidèrent qu’il fallait trouver à quel dieu M. Lo
adressait ses prières.
Ils regrettèrent de ne pas s’être intéressés à la foi
de M. Lo de son vivant, mais il était désormais trop tard. Pour
tenter de trouver la réponse à leur question, ils brûlèrent des
bâtonnets d’encens dans l’oratoire païen du village, où se
trouvait la statue de pierre d’un guerrier des temps passés. A
leur grande surprise, la statue tomba pendant la nuit. Cela dura une
semaine : chaque matin, ils retrouvaient leur statue le nez dans la
boue.
Finalement, quelqu’un eut une idée : « Regardez, le dieu
tombe toujours dans une direction précise. » Effectivement, la tête
de la statue pointait exactement vers la maison où avait vécu M.
Lo. Ils se rendirent à la maison, qu’habitait maintenant une autre
famille, et ils cherchèrent partout. Après un long moment,
quelqu’un cria : « J’ai trouvé quelque chose », et il tira de
sous le toit un petit livre.
Ils prirent le livre et allèrent le déposer devant leur
dieu, puis ils allumèrent d’autres bâtonnets d’encens pour voir
ce qui allait éventuellement se passer.
L’après-midi même, un jeune évangéliste arriva dans le
village. Il se mit à prêcher aux habitants qui travaillaient dans
les champs : « J’aimerais vous parler de Jésus-Christ, frères »,
mais il ne put rien dire de plus car déjà quelques hommes se
précipitaient sur lui. L’empoignant par les bras et les jambes,
ils l’emmenèrent en disant : « On va t’apprendre à venir ici
avec tes superstitions ! » Mais en passant devant l’oratoire, ils
entendirent un gros bruit sourd suivi d’un gémissement.
Ils lâchèrent aussitôt l’évangéliste pour aller voir à
l’intérieur. La statue était tombée de nouveau et une jeune
femme avait eu la jambe coincée dessous. Les hommes s’affairèrent
à la dégager. Pendant ce temps, l’évangéliste se releva et vint
voir ce qui c’était passé. Il se fraya un passage jusqu’à la
statue et s’exclama : « Mais c’est une bible ! Où l’avez-vous
trouvée ? ».
Les villageois le regardèrent, ébahis, pendant qu’il
prenait le livre qui était tombé à terre. « Tu connais ce livre ?
» lui demandèrent-ils. « Bien sûr. C’est le livre qui parle de
Jésus-Christ - le Dieu le plus grand, celui qui répond aux prières
comme aucun autre. »
L’évangéliste n’aurait pas pu prononcer paroles plus
douces aux oreilles de ses interlocuteurs. « Ah ! On comprend ! »,
dirent-ils. « Celui qui possédait ce livre était un homme du
village. On le prenait pour un idiot, mais on a vu ensuite que ses
prières étaient puissantes. Parle-nous de son Dieu ! »
L’évangéliste essuya ses vêtements d’un revers de la main et,
s’apprêtant à parler, il regarda la bible qu’il avait ramassée.
Il avait placé son pouce à la page où le livre s’était ouvert
en tombant. Ce fut à son tour d’être stupéfait : il s’agissait
justement de 1 Samuel 5, le passage où le dieu des Philistins,
Dagôn, tombe face contre terre devant l’Arche de l’Éternel. «
Je n’ai jamais vu un texte si passionnant » racontait-il plus tard
avec un large sourire.
Maintenant, les villageois sont tous chrétiens et ils
ajoutent : « Nous avons remarqué une amélioration de nos récoltes
et nous avons de nouveau moins d’accidents » Détail touchant,
l’héritage de M. Lo se perpétue. Chaque soir, au crépuscule, on
voit dix à quinze villageois debout sur les digues. Un bras tendu,
la paume de la main relevée, les doigts écartés, ils murmurent
leur prière tout en tournant lentement sur eux-mêmes. Et chacun, en
l’honneur de M. Lo, porte une houe sur l’épaule.
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